Histoire d'étiquettes...
Être agriculteur est un très beau métier, nous vivons au grand air, cultivons notre jardin, gazouillons avec les oiseaux, ramassons des herbes sauvages, loin de la pollution... belle image...
Mais être agriculteur, c'est aussi écouler sa production et donc entrer dans des systèmes de distribution et de normes... là, ça se complique un peu...
Quand, de surcroit, on veut par conviction ou par raison suivre une démarche bio... là, ça se complique encore plus...
Car s'ajoutent aux textes législatifs, les exigences normatives de la certification qui, certes, sont faites pour vous protéger et informer, chers consom'acteurs, mais qui peuvent nous prendre un temps fou !
6 heures sans décoller de l'ordinateur ce soir pour réviser 34 étiquettes !
Mais la vie est belle quand même, vous aimez nos produits, merci à tous !!!
tag vinaigre des 4 voleurs vinaigrerie des 4 voleurs Tarn Midi-Pyrénées
Frelon asiatique : une solution finale génétique ?
L'expansion du frelon asiatique bientôt freiné par la génétique ?
Le simple fait que l'ensemble des frelons asiatiques, présents en Europe, est issu d'un tout petit nombre d'individus entraine une consanguinité qui pourrait lui être fatale...
"Production of Early Diploid Males by European Colonies of the Invasive Hornet Vespa velutina nigrithorax" :
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371%2Fjournal.pone.0136680
Pesticides, l'horizon se rétrécit...
Tout dépend de la dose... En effet... mais cette étude démontre encore une fois les dangers des pesticides...
Mangez bio ! Buvez bio !
"Parkinson et pesticides : tout dépend de la dose
La maladie de Parkinson est la cause la plus fréquente de syndrome
parkinsonien, et constitue la deuxième maladie neurodégénérative après
la maladie d'Alzheimer.
Plusieurs études cas-témoins et un plus petit nombre d'études de cohorte
mettent en évidence un lien entre exposition aux pesticides et
syndromes parkinsoniens. Une méta-analyse récente rapporte une
augmentation du risque de 60 %. Cette association serait liée
principalement aux herbicides et insecticides. Il existe cependant peu
de données sur les effets quantitatifs de l'exposition tels qu'une
relation effet-dose, l'impact de la durée et de l'intensité de
l'exposition.
Un travail collaboratif impliquant des chercheurs de l'Inserm, de
l'université Pierre et Marie Curie de Paris et la Mutualité Sociale
Agricole (MSA) a tenté de répondre à ces questions.
Une étude cas témoins auprès des agriculteurs français
Une étude cas-contrôle française menée auprès des affiliés de la MSA,
âgés de 18 ans ou plus dans 5 départements (Charente-Maritime,
Côte-d'Or, Gironde, Haute-Vienne, Mayenne), a cherché à déterminer les
caractéristiques de l'utilisation des pesticides associés avec la
maladie de Parkinson (relations dose-effet, grandes classes des
pesticides, type d'agriculture), et si l'association est similaire en
fonction des sous-types cliniques.
Les auteurs ont identifié sur une période d'un an (2007) les personnes
ayant consommé au moins un médicament pouvant être utilisé pour traiter
la maladie de Parkinson et ont recueilli auprès de ces personnes des
informations cliniques afin de déterminer si elles étaient effectivement
atteintes de la maladie de Parkinson. Pour chaque cas, deux sujets
contrôles ont été sélectionnés au hasard parmi les membres MSA qui
n'utilisaient pas de traitement anti-parkinsonien et appariés en
fonction de l'âge, du sexe et du lieu de résidence. Les syndromes
parkinsoniens étaient classés en 4 sous-types cliniques : début précoce
avant 55 ans, tremblements dominants, tremblements non dominants,
autres. Un questionnaire professionnel complet, a permis de préciser les
indicateurs relatifs à l'exposition aux pesticides (durée, l'exposition
cumulative, intensité).
Parmi les 298 hommes recensés remplissant les critères d'inclusion 83 %
ont accepté de participer à l'étude dont 193 porteurs d'une maladie de
Parkinson, 77 % étant agriculteurs. Sur les 384 cas contrôle appariés 82
% étaient agriculteurs. Dans les 2 groupes l'utilisation de pesticides
avait commencé le plus souvent à l'adolescence (âge médian 17 ans) pour
une durée médiane de 39 ans. Il s’agissait le plus souvent d’herbicides
(88 %), suivis par les insecticides et les fongicides tous
essentiellement utilisés pour les cultures.
Les viticulteurs, particulièrement menacés
Le risque de maladie de Parkinson est multiplié par un facteur deux chez
les participants situés dans le quartile supérieur concernant la dose
totale de pesticides à laquelle ils ont été exposés (Odds ratio [OR] =
2,31; intervalle de confiance à 95 % [IC à 95 %] : 1,09 - 4,90; p =
0,01) et le nombre moyen d'applications par an (OR = 2,68 ; IC à 95 % :
1,21 - 5,93; p = 0,04). Aucune association n'a été observée avec la
durée.
Une interaction significative (p = 0,04) est observée entre la durée et
l'intensité. Les agriculteurs avec une exposition de longue durée et de
forte intensité ont le risque le plus élevé (OR = 3,08 ; IC à 95 % :
1.51, 6.27).
L'analyse en fonction du type des pesticides montre une augmentation
significative du risque de maladie de Parkinson avec un effet-dose pour
les insecticides (OR 2,04). Pour les fongicides il existe un lien à la
fois pour l'intensité et la durée. Les résultats montrent également un
effet-dose indépendant et synergique pour les insecticides et les
fongicides. On ne retrouve pas de lien avec les herbicides.
Comparativement au groupe contrôle, le nombre de cas de maladie de
Parkinson est significativement plus élevé chez les agriculteurs
spécialisés dans la vigne (34 % vs. 25 % ; OR = 2,56 ; IC à 95 % : 1,31-
4,98). Dans ces exploitations, l'intensité et la durée d'utilisation
des pesticides sont significativement associées à l'augmentation de
risque de cette maladie. On ne trouve pas d'augmentation du risque pour
les autres types d'agriculture (céréaliers-éleveurs, polyculture).
Surtout des formes à « tremblements dominants »
La moitié des cas étaient des « tremblements dominants », 44 % des
tremblements non-dominants, 5 % un diagnostic précoce et 2 % d'autres
types.
Le risque de maladie de Parkinson à tremblement prédominant augmente
significativement avec l'augmentation de l'intensité de l'exposition aux
pesticides (OR 4,13 dans le quartile supérieur).
L'association avec l'intensité de l'utilisation des pesticides était plus forte,
mais pas de manière significative (p = 0,60 - hétérogénéité), pour les
formes à tremblements dominant (p < 0,01) que pour celles à
tremblements non dominants (p = 0,24).
Il s'agit de la première étude s'intéressant à l'association entre les
différents types d'exposition aux pesticides et le risque de maladie de
Parkinson. Elle a le mérite d’être une étude de population avec un fort
taux d'acceptabilité et une confirmation du diagnostic par un
neurologue. Cependant elle présente aussi des faiblesses telles que
l'analyse rétrospective de l'exposition et le fait de n’avoir porté que
sur des hommes.
Dans cette étude cas-témoin basée sur la population d'agriculteurs de
sexe masculin, les pesticides, les fongicides et les insecticides
étaient indépendamment associés au risque de maladie de Parkinson, mais
il n'y avait pas d'association avec les herbicides. Les associations les
plus fortes ont été observées pour les agriculteurs avec une exposition
fréquente sur une longue période de temps. L'association la plus
importante concerne la forme clinique avec tremblements prédominants,
forme la plus fréquente de la maladie de Parkinson.
Dr Maryvonne Pierre-Nicolas
Références
Moisan F et coll. : Association of Parkinson’s Disease and Its Subtypes with Agricultural
Pesticide Exposures in Men : A Case–Control Study in France. Environ
Health Perspect., 2015; 123: 1123. DOI:10.1289/ehp.1307970 "
http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/parkinson_et_pesticides_tout_depend_de_la_dose__155424/document_actu_med.phtml (abonnement)
Ombres de moutarde sauvage....
Confit de lies de vin !
Première et confidentielle production de Confit de lies de vin blanc, 16 pots aujourd'hui, 30 prévus en 2015... pour cette série d'essais que nous menons depuis 2014 et qui devrait se développer l'année prochaine...
Les lies de vin ont cette capacité à capitaliser aromatiquement le travail du vigneron - nous travaillons "la mémoire du vin" - , chaque lie sera donc différente selon les cépages, les mélanges de cépages, la conduite et bien sûr le milésime.
Produit quasiment introuvable, puisque l'utilisation des lies, bio et uniquement bio, n'est autorisée que depuis juillet 2014, le confit de lies de vin est idéal après un déglaçage pour enrober viandes, fruits de mer, poissons ou légumes, en amenant, selon les lies, des arômes à la fois viniques et de raisins mûrs, une pointe d'acidité, d'astringence et de sucre qui va servir d'exhausteur de goût, même si nous n'en incorporons que 25%, contrairement aux confitures classiques qui sont à 50-60%...
Passez vos commandes rapidement !
Du sucre de betterave bio ?
Du sucre de betterave bio ?
Vous êtes-vous demandé pourquoi on ne trouve quasiment pas de sucre de betterave bio en France ou en Europe ?
Et bien, tout simplement, parce que personne n'avait réfléchi, ou voulu réfléchir semble-t-il, à la création d'une filière bio...
Cela évolue, mais vous n'êtes pas près d'en voir rapidement dans les linéaires...
"Betterave à sucre bio : les balbutiements d’une filière ?" :
http://www.syndicat-agricole.com/actualites/betterave-a-sucre-bio-les-balbutiements-d-une-filiere:H925VTCR.html
La vinaigrette des 4 voleurs !
Nous poursuivons les tests de stabilité pour la peut-être future Vinaigrette des 4 voleurs, avec la superbe huile de tournesol d'Aubin Téotski, notre vinaigre des 4 voleurs bien sûr et notre moutarde 'Série Noire'...
http://www.lepanierdesgastronomes.com/3_aubin-teotski
L'étiquette devrait ressembler à ça...